J'écoute : le tic tac du morbier et le bzzz de l'ordi Je regarde : le soleil à l'assaut des bleus-verts, et vice versa selon les saisons Je lis : des polars, des bios , cette foutue presse Je joue : de plus en plus, de mieux en mieux, une vraie gamine Je mange : pain(s) pommes fromage(s) Je bois : ...que des bonnes choses Je cite : asinus asinum fricat (de Plaute - merci Brad -, ..tr.li ...les ânes se frottent aux ânes) ...ou, autrement dit par Audiard, ..."les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les r'connaît"... Je pense : il le faut bien Je rêve : à mes amours (mis à jour mercredi 16 avril 2008 à 09:03)
C’était un enfant du siècle. Du siècle dernier s’entend. Né à Corseaux le 26 juin 1902, le ténor Hugues Cuénod s’est éteint tout près de là, à Vevey, le 6 décembre 2010. Lors de ses 90 ans, le chanteur avait dit à ses admirateurs: «A dans dix ans.». Il avait réitéré le mot lors de l’hommage que la Ville lui a rendu pour son centenaire en 2002. Eh bien, pour une fois, sa parole ne sera pas tenue!
Né baryton léger, le Vaudois avait été formé par une professeure qui l’a incité à passer à la tessiture de ténor. Il a ainsi débuté à Paris en 1928 dans un spectacle mémorable. Il s’agit en effet de la version française de «Johnny spielt auf» d’Ernst Krenek. En 1929, le nouveau venu était du «Bitter Sweet» d’un certain Noel Coward, qu’il reprend ensuite aux Etats-Unis. Cuénod se concentre alors sur la musique contemporaine.
Redécouverte des classiques
C’est dans les années 1940 que l’artistel découvre les compositions anciennes. Bach. Monteverdi. Rameau. Cela ne l’empêche pas faire partie, en 1951, de la création à Venise de l’opéra de Stravinski «The Rake’s Progress», inspiré il est vrai de tableaux peints par Hogarth au XVIIIe siècle. Sa carrière se poursuivra ainsi des décennies durant. En 1988, à 86 ans, il interprétait encore au «Met» de New York l’empereur de Chine dans «Turandot» de Puccini.
En 2005, Hugues Cuénod a fait sensation en concluant, le jour de son 105e anniversaire, un pacs avec Alfred Augustin, largement son cadet. Les deux hommes vivaient ensemble depuis vingt-cinq ans dans une somptueuse demeure veveysane. La «Tribune de Genève» publie ce mardi une page d’hommages à Hugues Cuénod. L’homme aura autant marqué l’époque (ou plutôt les époques) par son art et sa culture que par son humour.
Tribune de Genève, ÉTIENNE DUMONT | 07.12.2010 | 10:41
... alors qu'à l'abri d'une chapelle haut perchée sur l'eau, nous découvrons cette surprenante musique de Poulenc, dont un Concerto pour orgues, timbales, orchestre, et choeur en sol mineur, sur des textes d'Eluard.
UN SOIR DE NEIGE (lamentations sur la rigueur de l'hiver durant la seconde guerre mondiale)
De grandes cuillers de neige
ramassent nos pieds glacés
et d'une dure parole
nous heurtons l'hiver têtu
Chaque arbre a sa place en l'air
chaque roc à son poids en terre
chaque ruisseau son eau vive
nous nous n'avons pas de feu
Nous avons vu Naples et ses poubelles. Nous n'en sommes pas morts, simplement écoeurés.
Pas grave, il y eu d'inoubliables moments comme cette nuit de camping sous une pluie battante dans un cratère pas tout à fait éteint.
Il y eu des rencontres comme ce gardien de Musée qui nous a crié sa colère contre les rues défoncées de sa ville, contre Berlusconi et la Pieuvre.
Et il y aura toujours des moments de grâce
..tout a été fait ou presque, rédigé, construit, organisé, trié, mailé, smsé. Reste plus qu'à mettre les jeans dans la valise, les cd dans l'autoradio et via direction Gênes. On verra où on dormira, peut-être avant, ou après.
Enfin libre, 15 jours.
Il n'y a pas un Porto (je parle de la boisson il s'entend) mais 10.000. En tous cas un pour chaque moment de la journée, chaque demi-heure. des blancs, des rouges, des secs, des sucrés, des râpeux, des pour le fromage, pour l'apéro, pour les desserts, pour les a.m. pluvieux, pour les 10 heures quand on remonte le fleuve.... Juste grandiose.
"Ma bouche est une petite cicatrice rose qui a besoin d’air"1
Découverte(s) à Porto.
Entre autres, lors d'une visite d'un Musée d'Art Contemporain aux formes convenues, et alors que le dit Art Contemporain m'ennuie (quand il ne m'éxaspère pas), je découvre plusieurs salles remplies de peintures extrêmes et désolées, superbes. Marlène Dumas 1, à connaître absolument.